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19/02/2010

La coupe est pleine

Pendant trés longtemps ,la femme durant ses régles était considérée comme "impure" et ne devait pas être touchée. On l'accusait de faire tourner les sauces et de ne pas pouvoir monter une mayonnaise!!!!!Que ça!!!!!

On pouvait penser que ce n'était que des histoires anciennes relevant de l'ignorance et de l'obscurantisme, ça faisait sourire.....et bien, on peut retrouver tout cela, remis au goût du jour d'une façon insidieuse par nos "gentils écolos intégristes" qui mettent en avant la pollution qu'engendre l'utilisation de tampons ou autres serviettes hygiéniques . Une fois de plus, la femme avec ses cycles menstruels pollue la planète et je ne résiste pas à joindre cet article et la solution proposée qui en fera frémir plus d'une!!!: LA COUPE
 

Après la nourriture, l'habitat ou les cosmétiques, le développement durable s'invite dans un nouveau domaine : l'hygiène féminine.

Une femme utilise, en moyenne, 12 000 protections hygiéniques au cours de sa vie. Les textiles sanitaires, couches, tampons, serviettes et protège-slips représentent plus de 8 % des ordures ménagères, soit 33 kg par habitant chaque année. Non recyclables en raison de la cellulose ou du plastique qu'ils contiennent, ces produits sont enfouis ou incinérés et contribuent à la production de méthane, un gaz à effet de serre.

Depuis quelques années, des protections périodiques plus "écolo" (éponge de mer, serviettes en tissu) sont apparues. Et un produit se démarque : la "coupe menstruelle". Lavable et réutilisable, cette membrane de silicone s'insère comme un tampon pour recueillir le sang menstruel.

Au salon "Vivez Nature" - qui se tenait jusqu'au 8 février, Halle de la Villette, à Paris - entre les stands de vêtements et de nourriture, un espace proposait des "cup". Des passantes s'arrêtent, interloquées par ce petit réceptacle. "Qu'est ce que c'est ? A quoi ça sert ?", pouvait-on entendre.

La coupe, qui se présente sous la forme d'une petite cloche terminée par une tige, passe de mains en mains. "Ce sont les aspects pratiques plus qu'écologiques qui m'ont convaincue. Je trouve ça plus sain que les tampons, qui peuvent causer des mycoses et assèchent la muqueuse. En plus, j'ai fait des économies : une coupe coûte entre 20 et 30 euros et a une durée de vie de 10 ans environ", témoigne Lucile, 39 ans, et adepte de la coupe menstruelle depuis cinq ans.

"Confort d'utilisation"

"C'est une façon de se réapproprier notre corps, estime Corinne, 37 ans et mère d'un enfant de 3 ans. Il y a un vrai confort d'utilisation : on peut la porter jusqu'à 12 heures d'affilée. Plus besoin d'avoir en permanence des tampons ou des serviettes sur soi. Il y a un temps d'adaptation mais on s'habitue en trois cycles à l'insérer et à la retirer".

Très répandue dans les pays anglo-saxons, la coupe menstruelle est méconnue en France. Les utilisatrices en entendent parler par le bouche-à-oreille et passent commande sur Internet ou dans des magasins bio.

Le marché est pourtant prometteur. Sept entreprises produisent des coupes menstruelles. Pascal Saliba est directeur de FleurCup, la seule française sur ce créneau. Sa société n'a que huit mois d'existence mais ses ventes "augmentent mois après mois", assure-t-il.

Bien souvent, c'est par les utilisatrices que le corps médical apprend l'existence de la "cup". Ce qui dérange Monique Durand, présidente de l'ordre des pharmaciens de la région Lorraine : "Rien ne nous empêche d'en vendre, mais pour l'instant nous ne sommes pas démarchés. Nous n'avons donc pas de connaissance sur le sujet. C'est dommage, nous ne pouvons pas bien informer car ce produit reste confidentiel. "

Pour Marianne Buhler, gynécologue à Paris, cette méconnaissance n'est pas une surprise. "L'utilisation des coupes menstruelles ne pose aucun problème sous réserve d'une bonne hygiène. Mais c'est une question très peu abordée en consultation. La raison est culturelle : en France, on ne connaît pas son corps et on considère que les menstruations sont sales."

Anne-Claire Genthialon

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